Solidarité avec Cuba et
les révolutionnaires latino-américains


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C’est le samedi 30 juin 2007 en début de soirée qu’a eu lieu à la fête du quotidien communiste »Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek« le meeting de solidarité avec Cuba et les révolutionnaires latino-américains, avec la participation d’ Oscar Martinez Cordobés, responsable du Département des Relations extérieures du Comité central du Parti Communiste de Cuba. Avant de lui céder la parole, Ali Ruckert, président du Parti Communiste luxembourgeois, a tenu à réaffirmer d’abord la solidarité inconditionnelle du KPL avec la Révolution cubaine, évoquant les agressions et le blocus dont est victime le peuple cubain. Il a aussi condamné l’emprisonnement illégal des Cinq antiterroristes cubains aux Etats-Unis ainsi que la protection offerte par les autorités états-uniennes à Luis Posadas Carriles, un des plus grands terroristes de l’histoire. Enfin, il a aussi réaffirmé la solidarité du KPL avec la révolution bolivarienne au Venezuela, avec la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua ainsi qu’avec tous les pays appuyant l’Alternative bolivarienne de notre Amérique (ALBA), en terminant son intervention par un »Vive l’Internationalisme«.

Oscar Martinez Cordobés a pour sa part commencé par faire savoir aux participants que l’état de santé de Fidel Castro s’améliore de jour en jour, ce qui lui a permis de rencontrer différentes délégations (Vietnam, Chine, Bolivie, Nicaragua) et même d’avoir une réunion de travail de six heures avec Hugo Chavez, le président vénézuelien.

S’appuyant sur l’intervention d’Ali Ruckert, et en particulier sur les agressions, il a déclaré que les 48 ans de politique états-unienne vis-à-vis de Cuba ont été un grand fiasco à tous les points de vue, et que si l’Europe suit cette ligne le résultat sera identique. Il a ajouté que les Etats-Unis font tout pour isoler Cuba et mettre fin à la Révolution cubaine. Ils ont consacré des sommes colossales pour créer et financer une subversion interne (2006-2008 : 180 millions $). C’est le cas notamment du groupe de personnes arrêtées en 2003, que les médias qualifient de »journalistes indépendants«. Il a précisé que dans tous les pays il existe une loi punissant ceux qui, financés par une puissance étrangère, cherchent à renverser le système mis en place démocratiquement. Il a aussi tenu rappeler qu’il n’existe pas de prisonniers d’»opinion« à Cuba.

A une question sur la démocratie il a répondu que si la démocratie c’est ce qu’il y a en Europe, il n’y en a pas. A Cuba, il y a une démocratie participative, où c’est le peuple qui choisit les candidats et non un parti, où les élus doivent rendre des comptes aux électeurs qui peuvent les révoquer et où les élus ne sont pas professionnels, leur paie étant celle qu’ils perçoivent de leur centre de travail.