Déclaration du comité central du Parti Communiste Luxembourgeois

NON aux mesures d’austérité et
à la manipulation de l’index !


A la suite du « compromis » intervenu entre les dirigeants des syndicats OGBL, LCGB, CGFP et le gouvernement en date du 29 septembre 2010 certains considèrent que le « modèle social luxembourgeois» a passé son test de stress.

Avec ce « compromis », il est clair qu’une fois de plus ce sera aux salariés à payer les frais de cette crise, une crise dont ils ne sont en rien responsables. C’est ce que l’Union Européenne, liée aux intérêts du grand capital, exige.

Les mesures suivantes du programme d’austérité du gouvernement demeurent inchangées :
– l’augmentation de l’« impôt de solidarité » de 2,5 à 4% à partir du 1er janvier 2011;
– l’introduction d’un « impôt de crise » de 0,8% du revenu pour l’année 2011 et (probablement) 2012 à payer par tous les salariés excepté ceux qui touchent le salaire minimum;
– aucune adaptation des barèmes d’impôt à l’inflation d’ici à 2014, ce qui revient à une augmentation d’impôt dissimulée;
– l’élévation de l’âge pour recevoir le forfait d’éducation (« Mammerent ») de 60 à 65 ans ;
– l’abolition des allocations familiales au delà de 18 ans et, en compensation, l’introduction d’un système de bourses et de prêts d’études pour résidents, de manière à ce que les enfants de frontaliers soient discriminés ;
– l’abolition de la bonification d’intérêt comme aide au logement et des restrictions drastiques du crédit d’impôt à l’achat d’une habitation (acte bon marché) ;
– l’ajustement des retraites sera versé en deux tranches de 0,95 %, l’une au 1er janvier 2011 et l’autre au 1er janvier 2012.

A cela il faut ajouter une ultérieure manipulation de l’index qui renvoie la prochaine adaptation des salaires à l’évolution des prix au 1er octobre 2011 et ce, même au cas où cette adaptation aurait du intervenir quelques mois avant. Il est important de rappeler, qu’entre 2006 et 2009, sous la pression du patronat et avec l’accord des dirigeants syndicalistes de la tripartite, le gouvernement avait déjà procédé à l’escamotage de l’index.

Le comité central du KPL constate que suite à ces nouvelles mesures d’austérité les revenus des salariés seront une nouvelle fois durement affectés, et que le pouvoir d’achat des travailleurs et des pensionnés sera une fois encore réduit.

Le KPL poursuit sa lutte contre le démontage social et le hold-up sur l’index, contrairement à d’autres qui ont accepté ces mesures. C’est pourquoi, il appelle les travailleurs à s’opposer aux mesures d’austérité du gouvernement CSV/LSAP et à la manipulation de l’index.
* NON à l’augmentation des impôts, à la manipulation de l’index, à la réduction des allocations familiales et des aides au logement!
* Défendez-vous contre l’attaque du gouvernement et du patronat contre les salaires et les pensions !
* Persuadez vos collègues de la nécessité d’opposer une résistance commune !
* Luttez avec le Parti communiste contre l’exploitation et le capitalisme, pour la justice sociale et le socialisme ! Rejoignez-nous au Parti communiste !

« Les gens d’abord, pas le profit » !

Le comité central du Parti Communiste Luxembourgeois

Esch-sur-Alzette, le 1er octobre 2010